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Entreprise · 4 min de lecture

Soyons clairs : ne fermez pas votre page Facebook. Les réseaux sociaux sont l’un des meilleurs moyens de vous faire connaître, et ils sont gratuits. Le problème n’est pas de les utiliser. C’est de n’avoir qu’eux.

Votre page ne vous appartient pas

Vous avez peut-être écrit chaque publication, mais la plateforme reste à quelqu’un d’autre. L’organisme public d’aide aux petites entreprises d’Australie-Occidentale l’a rappelé en août 2025, après des fermetures de pages signalées par des entreprises : la plateforme et les autorisations restent la propriété de Meta. Son conseil : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et construire sa présence sur son propre site.

L’histoire d’une coiffeuse d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, montre ce que cela donne en pratique. Sa page, consacrée à la coiffure, a été suspendue du jour au lendemain. Résultat, selon elle : deux semaines et demie sans nouvelle cliente, et plus aucun moyen de joindre les siennes. Son compte a été rétabli un jour après que des journalistes ont interrogé Meta, qui dit ne pas constater de hausse significative des sanctions erronées et rappelle qu’on peut faire appel.

Ce scénario n’arrive pas à tout le monde. Mais le jour où il arrive, une entreprise qui a son site et son nom de domaine continue de recevoir ses clients.

Les réseaux ne touchent pas tout le monde

Au Cameroun, DataReportal compte 12,6 millions d’internautes fin 2025, mais 5,9 millions d’identités sur les réseaux sociaux en octobre 2025.

Ces deux chiffres ne se comparent pas directement, car une identité n’est pas forcément une personne unique. L’écart suggère tout de même une chose : être présent uniquement sur les réseaux, c’est risquer de passer à côté d’une partie des internautes. Un site, lui, s’ouvre pour n’importe qui, sans compte et sans application.

Le fil d’actualité enterre vos informations

Vos prix, vos horaires, votre adresse, vos réalisations : sur une page, tout finit enfoui sous vos dernières publications. Un client ne devrait pas avoir à remonter trois mois de photos pour savoir si vous livrez dans son quartier.

Sur un site, chaque information a sa place. Vous la mettez à jour une fois, et elle reste trouvable.

Votre image reste celle de la plateforme

Sur Facebook, votre page a la même mise en page que celle de vos concurrents, et une suggestion vers l’un d’eux peut s’afficher à côté de votre nom.

Sur votre site, vous décidez de ce qu’on voit en premier et de ce qu’on retient. Vous gagnez aussi une adresse à vous, facile à donner, et un e-mail professionnel du type contact@votreentreprise.com. Pour un client ou un partenaire qui hésite, ce détail compte.

Trois outils, trois rôles

La bonne question n’est donc pas « Facebook ou site web ? », mais « qui fait quoi ? » :

  • les réseaux sociaux vous font découvrir : ils montrent votre activité au quotidien ;
  • le site convainc : il répond aux questions, apporte les preuves et peut vendre ;
  • WhatsApp conclut : la conversation directe finalise la commande.

Chaque publication renvoie vers le site, et le site affiche un bouton WhatsApp. Les trois se renforcent au lieu de se concurrencer.

Et si une page suffit pour l’instant ?

C’est possible. Si vous testez une idée, si vous vendez à un cercle de proches ou si vous démarrez sans budget, une page bien tenue est un bon début.

Le site devient nécessaire quand vous voulez convaincre des inconnus, répondre à des entreprises ou à des institutions, ou quand les mêmes questions vous prennent trop de temps. Ce jour-là, vous serez content d’avoir déjà réservé votre nom de domaine. Et cela, vous pouvez le faire dès aujourd’hui.